La Régate
Au début je pensais aller voir un film sur la passion du sport d'un jeune homme motivé, voilà pourquoi j'ai pris une place pour aller voir ce film ce soir.
Mais ce film est bien plus que cela, c'est un film MAGNIFIQUE et BOULEVERSANT à la fois. Magnifique parce que le réalisateur a su montrer la rage de vaincre et de réussir de ce jeune homme (Alex) qui pratique l'aviron de compétition (un truc qui fait bien mal aux bras, surtout quand on en fait sans entraînement particulier comme ce fut le cas pour moi
).
Cette rage de vaincre et de vivre malgré un climat social (la Belgique du côté de Namur, pas forcément toujours rose) et familial (Alex habite encore chez son père qui est violent avec lui et le frappe parfois sans oublier les maltraitances psychologiques classiques dans ce genre de cas) vraiment pas faciles.
Cependant, malgré cela, il va trouver le courage de s'en sortir grâce à l'aide de son entraîneur (Sergi Lopez) , de son ami et compagnon de compétition (Pablo) avec qui il va nouer une amitié et une complicité touchante ainsi que de sa "petite amie" et de sa demi-soeur.
La scène finale du départ d'Alex de chez son père est également très bien interprétée et l'on sent bien que derrière la violence -inexcusable- du père, il y a aussi (tout n'est pas tout blanc ou tout noir) un homme désespéré de ne pas avoir su s'occuper correctement de son fils.
Ce film est également bouleversant (cela faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas ému jusqu'aux larmes dans la salle de cinéma). En effet, j'ai senti que (même si je n'ai heureusement pas vécu de violences physiques de ce type), cette histoire remuait en moi des sentiments que d'habitude je n'épanche guère, cette résilience qui nous fait être plus fort mais qui parfois a besoin de soupapes sentimentales comme ce film...
|| dimanche 21 février 2010 (14:02) || Mianux || aucun commentaire || aucun trackback||
. Mais le film m'a aussi appris des choses sur la vie de cette femme qui, pour fuir le carcan familial, a fait un premier choix de vie dans le cadre duquel certes elle a connu un succès éblouissant, mais qui était en fait pour elle une autre forme de "carcan" (sauf le respect, etc). Elle a ensuite essayé de poursuivre sa carrière, mais elle avait semble-t-il sous-estimé le pouvoir de "nuisance" et l'influence d'une église qui ne lui a, semble-t-il, pas pardonné qu'elle ait voulu reprendre sa liberté. Le film se termine sur des images d'amour de Jeanine faisant face aux tourmentes de la vie avec son amie d'enfance qu'elle a fini par retrouver après s'être rendue compte que quand on veut aimer quelqu'un, il faut savoir briser les murs qu'on s'est soi-même érigés, à coup de prétextes qui ne tiennent pas longtemps le feu de la réflexion lucide, entre soi et cet amour.

















