Je reviens d'aller voir en avant-première le film "la môme", racontant la vie d'Édith Piaf.



A mon cinéma UGC des Halles à Paris, apparemment ils le projetaient sur deux salles de 600 places au moins chacune,et pleines à craquer. Sous le panneau annonçant, au dessus des bornes de retrait automatique des billets, "Évitez les files d'attentes!", des queues d'au moins cinq mètres devant chaque borne; Une dame énervée demande à celle qui me suivait dans la file "Excusez-moi, vous étiez après moi je crois" et celle ci répond "non, mais si vous voulez, passez devant". L'autre me prend à témoin du regard et je réponds, toujours diplomate: "Oh vous savez, il faut deux secondes par personne pour retirer son billet, alors on va pas se battre!".
Puis après une deuxième file d'attente pour rentrer dans la salle (heureusement ils n'ont pas attendu les cinq dernières minutes pour faire rentrer 600 personnes dans la salle, je réussis à m'installer au fond de la salle, au milieu de l'avant-dernière rangée, une de mes places favorites. En attendant l'heure de la séance, ils passent des chansons de Piaf et de chanteuses moins connues des années 30 ou 50, mais pour qu'elles me soit intelligibles, je dois protéger mes oreilles du caquetage incessant me venant de la dernière rangée derrière moi: deux filles qui papotent et qui se racontent leurs misères de vie avec des mecs qui devait avoir les oreilles qui sifflaient tout à l'heure... et patati, et patata... Ouf! La séance commence, fin du caquetage ;-).
L'équipe du film, un peu "fatiguée" apparemment fait une courte présentation, je remarque le réalisateur Olivier Dahan et l'acteur Pascal Gregory, ainsi bien sûr que l'actrice principale Marion Cotillard... puis le film commence.
Au début, j'ai du mal à accrocher, la fatigue de ma journée, sans doute. Puis petit à petit, malgré les incessants aller-retours dans le temps qu'utilise le film pour raconter cette histoire, on se prend au jeu, on rentre dans la peau de cette chanteuse qui avait le coeur à fleur de peau, tellement qu'elle aimait avec tout son coeur, mais pouvait aussi être d'une ignoble franchise avec son entourage qu'elle envoyait parfois promener sans ménagement quand ça n'allait pas pour elle. Je suis sorti du film quand même impressionné, je pense que pour quelqu'un qui aime Édith Piaf et ses chansons, ce film, réaliste, permet de se faire une idée un peu différente des images édulcorées qu'on a pu nous donner de cette grande chanteuse (même sans hauts talons ;-) ).

Minuit dix, je rentre chez moi. Je l'appelle et je tombe sur sa messagerie vocale. Il doit déjà dormir. Je voulais juste lui faire un petit coucou avant de dormir, alors je lui dis ici mon humeur du jour en extraits de chansons (de Piaf, bien sûr):

Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon Dieu !
Laissez-le-moi encore un peu,
Mon amoureux.
Six mois, trois mois, deux mois...
Laissez-le-moi pour seulement
Un mois...
Le temps de commencer ou de finir,
Le temps d'illuminer ou de souffrir,
Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon Dieu !
Même si j'ai tort,
Laissez-le-moi un peu...
Même si j'ai tort,
Laissez-le-moi encore...

et aussi:

Non ! Rien de rien ...
Non ! Je ne regrette rien ...
Car ma vie, car mes joies
Aujourd'hui, ça commence avec toi !

(Extraits de "Mon Dieu" et de "Non, je ne regrette rien" d'Édith Piaf)