On n'oublie rien de rien, On n'oublie rien du tout
On n'oublie rien de rien, On s'habitue c'est tout

Ni ces départs ni ces navires, Ni ces voyages qui nous chavirent
De paysages en paysages, Et de visages en visages
Ni tous ces ports ni tous ces bars, Ni tous ces attrape-cafard
Où l'on attend le matin gris Au cinéma de son whisky
(...)
Ni ces jamais ni ces toujours, Ni ces je t'aime ni ces amours
Que l'on poursuit à travers cœurs, De gris en gris de pleurs en pleurs
(...)
Ni même ce temps où j'aurais fait Mille chansons de mes regrets
Ni même ce temps où mes souvenirs Prendront mes rides pour un sourire
Ni ce grand lit où mes remords Ont rendez-vous avec la mort
Ni ce grand lit que je souhaite A certains jours comme une fête
(...)

(Extraits de On n'oublie rien de Jacques Brel)