J'ai lu chez Matoo ce billet qui d'après ce que j'ai compris (billet plus commentaires) ne se voulait pas polémique et se voulait même une "blague".
J'ai bien compris les intentions de Matoo et son humour, que j'apprécie toujours.
Cependant, au risque d'être élu "boulet du jour", (et sûrement d'être qualifié d'"aigri"), cela m'inspire malgré tout quelques réflexions, "moi qui balance entre deux âges"...:

Le "permis de s'encvler", et la "sélection" qui en résulterait, est malheureusement une idée qui pourrait effectivement paraitre séduisante à un certain "milieu" qui pourrait donner une image "élitiste".
Mais effectivement, ils font quoi ceux qui n'ont pas, ou pas eu, la chance, car c'est une chance, de pouvoir assumer et vivre leur homosexualité dès les premières années de leur majorité, d'être "sur le marché" avant d'être jugé trop vieux? Ceux qui n'ont pas pu vivre leur orientation ouvertement avant une date de péremption fixée arbitrairement? Ceux qui ne répondent pas aux "critères" pour avoir le "droit" de vivre son homosexualité?
Pour cette élite "imaginaire" (en tout cas aux contours imprécis), ils sont périmés avant même d'avoir servi, comme des yaourts invendus au supermarché? Ils n'ont plus qu'à se la rouler et se la mettre sur l'oreille?
Cette façon de dire "on accepte tout le monde, mais pas celui-là tout de même!", désolé, même comme "blague", ça me dégoûte encore!

Mon humeur du jour en chanson:

Y a que vous qu'êtes parfaits
Y a que vous qui savez
Alors dites-moi comment on fait
Pour pas se rencontrer
Vous et nous les petits
Nous qui n'connaissons rien d'la vie
Vous savez c'qu'on vous dit?
(Extrait de Laissez-nous respirer de Florent Pagny)